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	<title>Medileg</title>
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	<item>
		<title>La question du consentement &#233;clair&#233; et de l'autorisation de soin en chirurgie et anesth&#233;sie</title>
		<link>http://www.medileg.fr/La-question-du-consentement</link>
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		<dc:date>2010-06-13T11:01:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Camille Montagne, Virginie Scolan</dc:creator>

<category domain="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus-">Pour en savoir plus</category>

















































		<dc:subject>consentement</dc:subject>
		<dc:subject>mineurs</dc:subject>

		<description>&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Question pos&#233;e : confusion entre le document du &#171; consentement &#233;clair&#233; &#187; et celui de &#171; l'autorisation d'anesth&#233;sie et d'op&#233;rer &#187;.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Le consentement obligatoire &lt;br /&gt;Le consentement se con&#231;oit comme une obligation corollaire au contrat m&#233;dical liant le m&#233;decin et son patient et doit &#234;tre traditionnellement libre (donn&#233; sans contrainte physique ou morale) et &#233;clair&#233; (pr&#233;c&#233;d&#233; par une information ad&#233;quate portant sur le diagnostic, le th&#233;rapeutique, les techniques utilis&#233;es, le suivi m&#233;dical et le pronostic). Le (...)


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&lt;a href="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus-" rel="directory"&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Question pos&#233;e : confusion entre le document du &#171; consentement &#233;clair&#233; &#187; et celui de &#171; l'autorisation d'anesth&#233;sie et d'op&#233;rer &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le consentement obligatoire&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le consentement se con&#231;oit comme une obligation corollaire au contrat m&#233;dical liant le m&#233;decin et son patient et doit &#234;tre traditionnellement libre (donn&#233; sans contrainte physique ou morale) et &#233;clair&#233; (pr&#233;c&#233;d&#233; par une information ad&#233;quate portant sur le diagnostic, le th&#233;rapeutique, les techniques utilis&#233;es, le suivi m&#233;dical et le pronostic). Le consentement revient alors &#224; une autorisation volontaire en toute connaissance de cause en vue du traitement m&#233;dical et chirurgical. Une jurisprudence constante consid&#232;re alors que &quot;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le m&#233;decin ne peut sans le consentement libre et &#233;clair&#233; du patient proc&#233;der &#224; une intervention chirurgicale&lt;/i&gt;&quot; (Cass. Civ. 11.10.88).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au regard des dispositions de &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-Article-16-3&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;l'article 16-3 du Code civil&lt;/a&gt;, &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;il ne peut &#234;tre port&#233; atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; du corps humain qu'en cas de n&#233;cessit&#233; m&#233;dicale pour la personne ou &#224; titre exceptionnel dans l'int&#233;r&#234;t th&#233;rapeutique d'autrui. Le consentement de l'int&#233;ress&#233; doit &#234;tre recueilli pr&#233;alablement hors le cas o&#249; son &#233;tat rend n&#233;cessaire une intervention th&#233;rapeutique &#224; laquelle il n'est pas &#224; m&#234;me de consentir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'absence exceptionnelle de consentement&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par cons&#233;quent, le recueil du consentement, s'il est par principe n&#233;cessaire et obligatoire pour la majorit&#233; des actes, n'est pas absolu et souffre d'une exception dans le cas o&#249; l'&#233;tat du patient rend &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;n&#233;cessaire une intervention th&#233;rapeutique &#224; laquelle il n'est pas &#224; m&#234;me de consentir&lt;/i&gt; &#187;. Cette situation englobe concurremment la notion d'urgence, le cas du mineur non &#233;mancip&#233; et celui du majeur incapable. L'urgence est av&#233;r&#233;e lorsque le pronostic vital du patient se trouve engag&#233; &#224; court terme. Une abstention du m&#233;decin constituerai alors la cause directe de la mort de l'individu, sa survie &#233;tant en l'esp&#232;ce consid&#233;r&#233;e comme une valeur sup&#233;rieure &#224; son consentement. Le caract&#232;re urgent d'une situation &#233;tant de nature subjective, son existence rel&#232;vera d'une appr&#233;ciation casuistique. L'urgence est plus g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e par la jurisprudence comme la &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;n&#233;cessit&#233; absolue de proc&#233;der &#224; une intervention imm&#233;diate&lt;/i&gt; &#187; ou comme un &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;danger imm&#233;diat&lt;/i&gt; &#187; pour le patient. En pr&#233;sence d'un patient inconscient, le m&#233;decin peut intervenir sans accord formel ou conclure le contrat m&#233;dical avec les &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;protecteurs naturels&lt;/i&gt; &#187; du patient.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le refus de consentement&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,456&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;L'article L1111-4 du Code de la sant&#233; publique&lt;/a&gt; dispose en outre que &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le m&#233;decin doit respecter la volont&#233; de la personne apr&#232;s l'avoir inform&#233;e des cons&#233;quences de ses choix. Si la volont&#233; de la personne de refuser ou d'interrompre un traitement met sa vie en danger, le m&#233;decin doit tout mettre en &#339;uvre pour la convaincre d'accepter les soins indispensables&lt;/i&gt;. [...] &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Aucun acte m&#233;dical ni aucun traitement ne peut &#234;tre pratiqu&#233; sans le consentement libre et &#233;clair&#233; de la personne et ce consentement peut &#234;tre retir&#233; &#224; tout moment.&lt;/i&gt; &#187; En l'absence d'une situation d'urgence, il semble qu'un acte chirurgical sur un patient adulte le refusant soit impossible &#224; pratiquer. La jurisprudence &#339;uvre cependant en faveur de la sant&#233; du patient en consid&#233;rant que &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le droit pour le patient majeur de donner, lorsqu'il se trouve en &#233;tat de l'exprimer, son consentement &#224; un traitement m&#233;dical rev&#234;t le caract&#232;re d'une libert&#233; fondamentale&lt;/i&gt; &#187;, mais que les m&#233;decins ne portent pas une atteinte grave et manifestement ill&#233;gale &#224; celle-ci &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;lorsqu'apr&#232;s avoir tout mis en &#339;uvre pour convaincre un patient d'accepter les soins indispensables, ils accomplissent, dans le but de tenter de le sauver, un acte indispensable &#224; sa survie et proportionn&#233; &#224; son &#233;tat&lt;/i&gt; &#187; (Conseil d'Etat, ordonnance du 16 ao&#251;t 2002).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mineur non &#233;mancip&#233; est consid&#233;r&#233; comme incapable de consentir lui-m&#234;me &#224; un acte m&#233;dical effectu&#233; sur sa personne. Le consentement devra alors &#234;tre recherch&#233; aupr&#232;s des titulaires de l'autorit&#233; parentale. &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-372-2&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;L'article 372-2 du Code civil&lt;/a&gt; dispose qu' &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#224; l'&#233;gard des tiers de bonne foi, chacun des parents est r&#233;put&#233; agir avec l'accord de l'autre, quand il fait seul un acte usuel de l'autorit&#233; parentale relativement &#224; la personne de l'enfant&lt;/i&gt; &#187;. Si la situation d'urgence n'est pas av&#233;r&#233;e et que le pronostic vital reste engag&#233; &#224; moyen terme, l'accord des deux parents sera alors n&#233;cessaire en cas d'acte chirurgical grave.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les parents ont alors la possibilit&#233; de s'opposer &#224; l'acte m&#233;dical en ne donnant pas leur consentement. En cas de litige, le juge des enfants peut &#234;tre saisi et d&#233;cider de mesures d'assistance &#233;ducatives &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;si la sant&#233;, la s&#233;curit&#233; ou les conditions d'&#233;ducation du mineur sont gravement compromises&lt;/i&gt; &#187;. La balance doit alors &#234;tre faite entre l'int&#233;r&#234;t de l'enfant &#224; recevoir des soins et la justification du refus des parents pouvant &#234;tre fond&#233; sur des crit&#232;res personnels, id&#233;ologiques ou religieux, &#224; l'image du refus de transfusion sanguine par les T&#233;moins de J&#233;hovah consid&#233;rant le sang comme pr&#233;sentant un caract&#232;re sacr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,456&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;L'article L1111-4 du Code de la sant&#233; publique&lt;/a&gt; dispose que &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit &#234;tre syst&#233;matiquement recherch&#233; s'il est apte &#224; exprimer sa volont&#233; et &#224; participer &#224; la d&#233;cision. Dans le cas o&#249; le refus d'un traitement par la personne titulaire de l'autorit&#233; parentale ou par le tuteur risque d'entra&#238;ner des cons&#233;quences graves pour la sant&#233; du mineur ou du majeur sous tutelle, le m&#233;decin d&#233;livre les soins indispensables&lt;/i&gt;. &#187; Si la transfusion est jug&#233;e n&#233;cessaire &#224; la sant&#233; de l'enfant par le m&#233;decin, elle pourra &#234;tre pratiqu&#233;e, peu importe l'avis contraire des parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour b&#233;n&#233;ficier de mesure d'assistance l'enfant doit donc &#234;tre dans une situation de danger r&#233;sultant de la carence de ses parents.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Consentement et anesth&#233;sie&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'entretien individuel du patient avec son m&#233;decin est obligatoire, l'information ne peut rester que donn&#233;e oralement et la remise d'un &#233;crit constatant le consentement est facultative (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,453&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;article L1111-2 Code de la sant&#233; publique&lt;/a&gt;) sauf cas exceptionnels (IVG/don du sang/pr&#233;l&#232;vement d'organes/recherche biom&#233;dicale et exp&#233;rimentation/&#8230;). Si la pr&#233;somption de consentement est ais&#233;e concernant des actes b&#233;nins, elle s'av&#232;re plus d&#233;licate &#224; l'&#233;gard d'actes graves. Ainsi, dans le cadre d'interventions chirurgicales, l'&#233;crit restant la preuve la plus tangible du consentement du patient, il reste tr&#232;s fr&#233;quemment utilis&#233; &#224; travers la production de formulaires personnalis&#233;s ou g&#233;n&#233;raux (la d&#233;ontologie ayant tendance &#224; exclure ces derniers).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parall&#232;lement, la visite pr&#233; anesth&#233;sique doit permettre d'obtenir le consentement libre et &#233;clair&#233; du patient &#224; la technique d'anesth&#233;sie elle-m&#234;me et mention doit en &#234;tre faite au dossier m&#233;dical.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce consentement doit &#234;tre particuli&#232;rement renforc&#233; en ce qui concerne le mineur consid&#233;r&#233; comme une personne vuln&#233;rable et n'ayant pas le discernement n&#233;cessaire pour consentir seul aux actes effectu&#233;s sur sa personne. Le consentement des parents en toute connaissance de cause aux risques de l'op&#233;ration ainsi qu'&#224; la technique d'anesth&#233;sie rev&#234;t alors une importance majeure et m&#233;rite de ne pas &#234;tre n&#233;glig&#233; &#224; travers une confusion des r&#233;gimes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;L'autorisation d'anesth&#233;sier et d'op&#233;rer un enfant mineur peut-elle alors &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme implicitement contenue dans le consentement &#233;clair&#233; donn&#233; par les parents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les formulaires en question semblent porter sur une identit&#233; de cause (n&#233;cessit&#233; d'obtenir un consentement libre et &#233;clair&#233; du patient &#224; l'acte chirurgical en g&#233;n&#233;ral), ils ne semblent pas porter sur une identit&#233; d'objet. En effet, si le consentement &#233;clair&#233; r&#233;v&#232;le la r&#233;alit&#233; de l'information du patient concernant les risques et cons&#233;quences de l'intervention, l'autorisation d'anesth&#233;sie rel&#232;ve de l'acte lui-m&#234;me. La confusion semble donc ais&#233;e d&#232;s lors qu'il a &#233;t&#233; discut&#233; des conditions de l'anesth&#233;sie dans l'information donn&#233;e par le m&#233;decin. Cependant, si tel n'en a pas &#233;t&#233; le cas, consid&#233;rer que la notion de consentement &#233;clair&#233; a absorb&#233; celle d'autorisation d'anesth&#233;sier et d'op&#233;rer semble contraire au principe l&#233;gal et d&#233;ontologique du consentement en connaissance de cause.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Interpr&#233;t&#233; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;a contrario&lt;/i&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-372-2&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;l'article 372-2 du Code civil&lt;/a&gt; rend le consentement &#233;crit des deux parents obligatoire pour l'anesth&#233;sie, pratique &#233;tant consid&#233;r&#233;e comme un acte grave non usuel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La diff&#233;rence de nature entre les deux formulaires r&#233;side alors certainement dans leur r&#233;gime juridique. En effet, le caract&#232;re facultatif du premier et obligatoire du second oblige &#224; admettre leur ind&#233;pendance et leur impossible confusion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pratique d'une anesth&#233;sie sur un mineur en l'absence de document sp&#233;cial constatant l'autorisation &#233;crite des deux parents constituerait alors une intervention sur le corps d'autrui non p&#233;nalement justifi&#233;e. A d&#233;faut de remise du formulaire de consentement &#233;crit &#224; l'anesth&#233;sie par les deux parents, l'op&#233;ration devrait alors pour certains, pouvoir &#234;tre annul&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; Consentement &#233;clair&#233; des deux parents + Autorisation d'anesth&#233;sier et d'op&#233;rer des deux parents = Anesth&#233;sie l&#233;gale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; Consentement &#233;clair&#233; d'un parent + Autorisation d'anesth&#233;sier et op&#233;rer des deux parents = Anesth&#233;sie l&#233;gale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; Consentement &#233;clair&#233; d'un parent = Anesth&#233;sie ill&#233;gale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; Consentement &#233;clair&#233; des deux parents = Pol&#233;mique et confusion &#8594; Anesth&#233;sie ill&#233;gale si pas d'information pr&#233;alable sur cette pratique + anesth&#233;sie pouvant &#234;tre l&#233;gale si information pr&#233;alable sur cette pratique (l'acte d'anesth&#233;sie &#233;tant selon certains inclus dans la notion g&#233;n&#233;rale d'op&#233;ration) mais tr&#232;s d&#233;licat &#224; retenir car confusion des objets et r&#233;gimes juridique diff&#233;rent des formulaires.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'ayant pas lieu de r&#233;unir l&#224; o&#249; la loi distingue et le texte sp&#233;cial d&#233;rogeant au texte g&#233;n&#233;ral, &lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;il semble en tous les cas que la confusion des formulaires soit &#224; &#233;viter de par leur diff&#233;rence d'objet et de r&#233;gime juridique afin de pr&#233;venir l'engagement d'une &#233;ventuelle responsabilit&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;En pratique, au regard de ces &#233;l&#233;ments il est possible de pr&#233;coniser la conduite suivante&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; La cr&#233;ation d'un seul document permettant de fusionner les deux documents pour &#233;viter la confusion, obligatoirement sign&#233; par les deux parents (car acte grave non usuel) et comportant &#224; la fois mention du consentement &#233;clair&#233; aux conditions et risques de l'op&#233;ration ET autorisation d'anesth&#233;sier Ce document, comportant alors la notion des actes chirurgicaux et de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale, doit &#234;tre sign&#233; par le patient et ses tuteurs l&#233;gaux (si mineur ou majeur sous protection juridique), apr&#232;s la consultation avec le chirurgien et l'anesth&#233;siste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; La trace dans le dossier m&#233;dical du patient de l'information transmise et de la recherche du consentement &#233;clair&#233; (avec trace des consultations par le chirurgien et l'anesth&#233;siste du malade et de ses tuteurs) permet de compl&#233;ter et est suffisante pour certains actes. Cette mention dans le dossier m&#233;dical revient &#224; un mode de preuve et constitue une garantie de non engagement de la responsabilit&#233; pour les m&#233;decins. Elle permet donc de finaliser la bonne transmission de l'information mais ne peut pas en elle-m&#234;me constituer l'autorisation d'anesth&#233;sier, la signature du document &#233;crit par les deux parents &#233;tant obligatoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour aller plus loin :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Barret L &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Le-Consentement&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Le consentement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>L'&#233;crit de signalement est il consid&#233;r&#233; comme un document formalis&#233; d'un dossier m&#233;dical ?</title>
		<link>http://www.medileg.fr/L-ecrit-de-signalement-est-il</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.medileg.fr/L-ecrit-de-signalement-est-il</guid>
		<dc:date>2010-06-04T06:52:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Camille Montagne, Caroline Scolan</dc:creator>

<category domain="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus,65-">Pour en savoir plus</category>
















		<dc:subject>signalement</dc:subject>
		<dc:subject>certificat</dc:subject>

		<description>I - Le signalement dans un contexte de protection &#224; l'enfance &lt;br /&gt;Par son intrins&#232;que vuln&#233;rabilit&#233;, le mineur se con&#231;oit comme une personne dont la protection doit &#234;tre assur&#233;e efficacement par la mise en place de politiques effectives de pr&#233;vention et de r&#233;pression. Face &#224; une situation mettant un mineur en danger, il convient alors de ne pas rester passif et d'agir dans le sens de sa protection. La loi du 10 juillet 1989 relative &#224; la pr&#233;vention des mauvais traitements &#224; l'&#233;gard des mineurs et &#224; la (...)


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&lt;a href="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus,65-" rel="directory"&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;I - Le signalement dans un contexte de protection &#224; l'enfance&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par son intrins&#232;que vuln&#233;rabilit&#233;, le mineur se con&#231;oit comme une personne dont la protection doit &#234;tre assur&#233;e efficacement par la mise en place de politiques effectives de pr&#233;vention et de r&#233;pression. Face &#224; une situation mettant un mineur en danger, il convient alors de ne pas rester passif et d'agir dans le sens de sa protection. La loi du 10 juillet 1989 relative &#224; la pr&#233;vention des mauvais traitements &#224; l'&#233;gard des mineurs et &#224; la protection de l'enfance instaure &#224; ce titre une obligation de signalement consistant en une d&#233;nonciation par toute personne de tous les mauvais traitements, s&#233;vices ou privations en g&#233;n&#233;ral dont elle aurait connaissance. L'abstention est ainsi p&#233;nalement r&#233;prim&#233;e par l'&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Penal-article-434-3&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;article 434-3 du Code p&#233;nal&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; a contrario. Le signalement effectu&#233; par le m&#233;decin d&#233;coule en outre des ses obligations d&#233;ontologiques et professionnelles envers le patient enfant (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-de-Deontologie-article-43&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;articles 43&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-de-deontologie-article-44&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;44 du Code de d&#233;ontologie m&#233;dicale&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le signalement peut alors &#234;tre mat&#233;rialis&#233; dans un &#233;crit objectif comprenant &#233;valuation de la situation d'un mineur pr&#233;sum&#233; en risque de danger ou en danger effectif et n&#233;cessitant une mesure de protection administrative ou judiciaire. Le signalement judiciaire adress&#233; au substitut du procureur de la R&#233;publique en charge des mineurs sera effectu&#233; en cons&#233;quence du caract&#232;re urgent de la protection &#224; apporter au mineur. Toute mesure conservatoire pourra alors &#234;tre prise imm&#233;diatement, &#224; l'image du placement du mineur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;v&#233;lation d'informations entrant dans le cadre du secret professionnel incombant au m&#233;decin ne sera pas constitutive d'une violation de celui-ci dans la mesure o&#249; la loi en pr&#233;voit express&#233;ment la possibilit&#233; comme tombant devant l'imp&#233;ratif sup&#233;rieur de protection du mineur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;II - Les &#233;l&#233;ments formalis&#233;s du dossier m&#233;dical&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au regard des dispositions de l'&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,459&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;article L1111-7 du CSP&lt;/a&gt;, la communication du dossier m&#233;dical au patient constitue une obligation pour l'&#233;tablissement de sant&#233; et un droit pour le patient et cette communication peut s'effectuer directement ou par l'interm&#233;diaire d'un m&#233;decin d&#233;sign&#233; par le patient. Le dossier m&#233;dical contient les informations formalis&#233;es recueillies lors des consultations externes dispens&#233;es dans l'&#233;tablissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du s&#233;jour hospitalier. Les notes manuscrites du m&#233;decin ne sont donc traditionnellement pas communiqu&#233;es au titre des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;III - La transmission ou non du signalement judiciaire au patient ou &#224; son tuteur l&#233;gal&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux axes de r&#233;ponse :&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1/ L'&#233;crit du signalement n'est pas consid&#233;r&#233; comme un document formalis&#233; du dossier m&#233;dical&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En se rapportant uniquement aux dispositions de l'&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-de-Sante-Publique-article-R&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art R 1112-2 du CSP&lt;/a&gt;, cette pi&#232;ce du dossier est consid&#233;r&#233;e comme une pi&#232;ce en relation avec un tiers - l'autorit&#233; judiciaire- Il ne s'agit donc plus d'une donn&#233;e m&#233;dicale et au surplus d'une information du dossier susceptible de communication. &lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;La r&#233;ponse &#224; la question &#171; le signalement &#233;crit est il transmissible &#187; est donc non&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2/ L'&#233;crit du signalement est consid&#233;r&#233; comme un &#233;l&#233;ment formalis&#233; du dossier m&#233;dical&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le signalement judiciaire &#233;tant consid&#233;r&#233; comme une information formalis&#233;e, un double devra par cons&#233;quent obligatoirement &#234;tre conserv&#233; dans le dossier m&#233;dical du patient. Selon les dispositions de l'&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,453&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;article L1111-2 du CSP&lt;/a&gt;, les droits du patient mineur sont exerc&#233;s par les titulaires de l'autorit&#233; parentale. Partant de ce principe, la m&#232;re et/ou le p&#232;re d'un enfant doit &#234;tre en mesure de pouvoir avoir acc&#232;s au dossier m&#233;dical de ce dernier si elle en fait la demande, et si le mineur en capacit&#233; de le faire ne s'y oppose pas [&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/#nb1-1&quot; name=&quot;nh1-1&quot; id=&quot;nh1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] En effet des r&#232;gles sp&#233;cifiques sont &#233;dict&#233;es pour les mineurs qui peuvent (...)' &gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, la situation de danger, dans laquelle l'enfant se trouve, peut se r&#233;v&#233;ler comme la cons&#233;quence directe de l'attitude de l'un de ses parents (par exemple en raison de troubles psychiques ou d&#233;pendance &#224; de substances addictives).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;- &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le signalement judiciaire pr&#233;sent dans le dossier m&#233;dical doit-il alors &#234;tre communiqu&#233; &#224; un ou aux parent(s) (tuteur l&#233;gal) ayant mis directement en danger son enfant ou dispose-t-il d'un statut sp&#233;cifique ?&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi du 17 juillet 1978 relative &#224; la libert&#233; d'acc&#232;s aux documents administratifs r&#233;git la comp&#233;tence de la commission d'acc&#232;s aux documents administratifs (CADA) pour connaitre d'actes pr&#233;cis d&#233;tenus par les autorit&#233;s administratives car relevant du pouvoir ex&#233;cutif. Les documents relevant du pouvoir l&#233;gislatif ou judiciaire sont donc exclus de son champ d'application. L'article 6 de la pr&#233;sente loi pr&#233;cise que les documents relatifs au secret m&#233;dical ne sont communicables qu'&#224; l'int&#233;ress&#233;, sous entendu en l'esp&#232;ce la m&#232;re de l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le document mat&#233;rialisant le signalement judiciaire ins&#233;r&#233; dans le dossier m&#233;dical doit-il alors lui &#234;tre communiqu&#233; comme relevant du secret m&#233;dical ou doit-il rester hors de sa connaissance ? En d'autres termes la communication du document d&#233;pend de savoir s'il est soumis &#224; un caract&#232;re administratif ou judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un avis n&#176;20073860 du 11 octobre 2007, la CADA s'est d&#233;clar&#233;e incomp&#233;tente pour connaitre des &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;rapports de signalement pr&#233;sent&#233;s sous la forme d'enqu&#234;tes sociales et transmis au procureur de la R&#233;publique, en application de l'article 69 de la loi du 10 juillet 1989, et susceptibles de d&#233;clencher des d&#233;cisions judiciaires&lt;/i&gt; &#187;. &lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Le signalement judiciaire est alors consid&#233;r&#233; comme document relevant de l'autorit&#233; judiciaire&lt;/strong&gt; car s'inscrivant dans une proc&#233;dure faisant intervenir cette derni&#232;re et ce, ind&#233;pendamment de l'engagement ou non d'une proc&#233;dure juridictionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Partant, m&#234;me en l'absence de saisie du dossier m&#233;dical, il semble que le signalement judiciaire ne puisse pas &#234;tre communiqu&#233; au parent de l'enfant car ayant pour but de faire intervenir une autorit&#233; judiciaire. La simple participation de l'autorit&#233; judiciaire &#224; la proc&#233;dure de signalement donne par cons&#233;quent &lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;un caract&#232;re judiciaire &#224; l'acte formel, ce dernier ne pouvant alors pas &#234;tre communiqu&#233; avec l'ensemble du dossier m&#233;dical&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Le signalement ne sera pas exclu de toute communication mais cette derni&#232;re devra ob&#233;ir par la suite &#224; des r&#232;gles particuli&#232;res d&#233;pendant du contr&#244;le du juge judiciaire&lt;/strong&gt; (principe du contradictoire engendrant communication des pi&#232;ces aux parties, notification de la d&#233;cision de justice,&#8230;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/#nh1-1&quot; name=&quot;nb1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] En effet des r&#232;gles sp&#233;cifiques sont &#233;dict&#233;es pour les mineurs qui peuvent s'opposer &#224; la communication des informations les concernant (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,457&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. L. 1111-5 CSP&lt;/a&gt;). En outre, le mineur peut demander &#224; ce que cet acc&#232;s se fasse par l'interm&#233;diaire d'un m&#233;decin (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Sante-Publique-Article-L-1111,459&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. L.1111-7 CSP&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Principes g&#233;n&#233;raux de l'autorit&#233; parentale</title>
		<link>http://www.medileg.fr/Principes-generaux-de-l-autorite</link>
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		<dc:date>2010-04-22T07:58:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurence CIMAR</dc:creator>

<category domain="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus-">Pour en savoir plus</category>
















		<dc:subject>loi</dc:subject>

		<description>PLAN &lt;br /&gt;1. PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN &lt;br /&gt;1-1. Dans la famille unie &lt;br /&gt;1-2. Dans la famille s&#233;par&#233;e &lt;br /&gt;2. EXCEPTIONS AU PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN &lt;br /&gt;Etude &lt;br /&gt;L'autorit&#233; parentale (art. 371 et s., C.civ.) est assum&#233;e par les p&#232;re et m&#232;re jusqu'&#224; la majorit&#233; ou l'&#233;mancipation de l'enfant afin de le prot&#233;ger dans sa s&#233;curit&#233;, sa sant&#233;, sa moralit&#233;, et pour assurer son &#233;ducation et permettre son d&#233;veloppement, dans le respect d&#251; &#224; sa personne. Il s'agit d'un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalit&#233; (...)


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&lt;a href="http://www.medileg.fr/-Pour-en-savoir-plus-" rel="directory"&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PLAN&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1-1. Dans la famille unie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1-2. Dans la famille s&#233;par&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. EXCEPTIONS AU PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Etude&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'autorit&#233; parentale (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-371-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 371 et s., C.civ.&lt;/a&gt;) est assum&#233;e par les p&#232;re et m&#232;re jusqu'&#224; la majorit&#233; ou l'&#233;mancipation de l'enfant afin de le prot&#233;ger dans sa s&#233;curit&#233;, sa sant&#233;, sa moralit&#233;, et pour assurer son &#233;ducation et permettre son d&#233;veloppement, dans le respect d&#251; &#224; sa personne. Il s'agit d'un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalit&#233; l'int&#233;r&#234;t de l'enfant, lequel selon son &#226;ge et son degr&#233; de maturit&#233; doit &#234;tre associ&#233; aux d&#233;cisisons qui le concernent (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-371-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 371-1, C. civ.&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi du 4 mars 2002 qui r&#233;git actuellement la mati&#232;re, fait pr&#233;dominer les notions de coparentalit&#233; et de responsabilit&#233; des repr&#233;sentants l&#233;gaux des enfants. Le droit fran&#231;ais est n&#233;cessairement influenc&#233; par la Convention Internationale sur les Droits de l'Enfant (CIDE, 1990), laquelle est directement applicable dans notre droit interne depuis 2005 (C. cassation, 1&#232;re ch. civ., 18 mai, 14 juin et 22 nov. 2005). Par cons&#233;quent, toutes les d&#233;cisions prises par les titulaires de l'autorit&#233; parentale ou par le Juge aux Affaires Familiales (JAF) comp&#233;tent en ce domaine doivent &#234;tre motiv&#233;es par l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant. La l&#233;gislation actuelle, soucieuse de respecter l'&#233;galit&#233; entre parents ainsi que l'&#233;galit&#233; des filiations, a pos&#233; le principe de l'exercice en commun de l'autorit&#233; parentale, principe n&#233;anmoins assorti d'exceptions.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1. PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce principe s'applique de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, c'est &#224; dire aussi bien dans la famille unie que s&#233;par&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1-1. Dans la famille unie&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle loi ne distingue plus selon que les parents sont ou non mari&#233;s. Aux termes de l'&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-372&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;article 372 du Code civil&lt;/a&gt;, les p&#232;re et m&#232;re exercent en commun l'autorit&#233; parentale. Par cons&#233;quent, ce principe s'applique aussi bien aux enfants issus de parents mari&#233;s ensemble qu'aux enfants de parents non mari&#233;s mais dont la filiation a &#233;t&#233; &#233;tablie volontairement par leur p&#232;re et m&#232;re dans l'ann&#233;e de leur naissance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'&#233;gard des tiers de bonne foi, chacun des parents est r&#233;put&#233; agir avec l'accord de l'autre pour les actes usuels de l'autorit&#233; parentale (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-372-2&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 372-2, C. civ.&lt;/a&gt;). Lorsque les parents sont en d&#233;saccord persistant, il est possible &#224; l'un d'eux de saisir le JAF pour r&#233;gler le diff&#233;rend.
L'autorit&#233; parentale sur la personne de l'enfant se double d'une autorit&#233; sur les biens de celui ci (administration l&#233;gale).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1-2. Dans la famille s&#233;par&#233;e&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il s'agisse d'un couple mari&#233; (s&#233;paration de fait, s&#233;paration l&#233;gale : s&#233;paration de corps, ou au cours d'une proc&#233;dure de divorce ou apr&#232;s le prononc&#233; du jugement de divorce) ou d'un couple non mari&#233; (s&#233;paration de fait), le principe demeure le m&#234;me : &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-373-2&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 373-2, C. civ.&lt;/a&gt;, l'exercice de l'autorit&#233; parentale reste conjoint, la s&#233;paration des parents &#233;tant sans incidence sur les r&#232;gles de d&#233;volution de l'exercice de l'autorit&#233; parentale. Chacun d'entre eux doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui ci avec l'autre parent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi de 2002 g&#233;n&#233;ralise la prise en compte des conventions parentales r&#233;glant les modalit&#233;s d'exercice en commun de l'autorit&#233; parentale que les parents sont invit&#233;s &#224; r&#233;diger, quel que soit le type de s&#233;paration, pour la soumettre &#224; homologation du JAF. Cette convention pr&#233;cise le lieu de r&#233;sidence de l'enfant (qui peut d'ailleurs &#234;tre fix&#233; en alternance au domicile de chacun des parents, &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-373-2&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 373-2 du Code civil&lt;/a&gt;) et d&#233;termine la contribution &#224; l'entretien et &#224; l'&#233;ducation de l'enfant &#233;ventuellement due par un parent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, il convient de signaler qu'une d&#233;cision sur l'exercice de l'autorit&#233; parentale est toujours susceptible d'&#234;tre r&#233;vis&#233;e en fonction de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2. EXCEPTIONS AU PRINCIPE DE L'EXERCICE EN COMMUN&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque la filiation est &#233;tablie &#224; l'&#233;gard de l'un des parents plus d'un an apr&#232;s la naissance d'un enfant dont la filiation est d&#233;j&#224; &#233;tablie &#224; l'&#233;gard de l'autre, ce dernier reste seul investi de l'exercice de l'autorit&#233; parentale. Il en va de m&#234;me lorsque la filiation n'est &#233;tablie que judiciairement (par une action en justice) &#224; l'&#233;gard du second parent. Dans toutes ces hypoth&#232;ses, l'autorit&#233; parentale pourra &#234;tre exerc&#233;e en commun si les parents en font la d&#233;claration conjointe devant le greffier en chef du Tribunal de Grande Instance (TGI), ou &#224; d&#233;faut, si le JAF, saisi par le parent n'exer&#231;ant pas l'autorit&#233; parentale en d&#233;cide ainsi (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-372&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 372, C. civ.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque la filiation n'est &#233;tablie qu'&#224; l'&#233;gard d'un seul parent, celui ci a l'exercice exclusif de l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cas de d&#233;c&#232;s d'un parent, l'autre exercera seul l'autorit&#233; parentale (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-373-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 373-1, C. civ.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cas de perte de l'exercice de l'autorit&#233; parentale par un parent, l'autre acqui&#232;re un pouvoir exclusif. Cette situation peut r&#233;sulter du fait que l'un des parents se trouve hors d'&#233;tat de manifester sa volont&#233; en cas d'incapacit&#233;, d'absence, ou de toute autre cause (telle une condamnation p&#233;nale pour crime ou d&#233;lit sur l'enfant) et lorsque le comportement du parent met en danger la sant&#233;, la s&#233;curit&#233; ou la moralit&#233; de l'enfant (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-414-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 373&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-378-et-s&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;378 et s., C. civ.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cas de d&#233;l&#233;gation de l'exercice de l'autorit&#233; parentale &#224; un tiers &#224; la demande d'un parent, lorsque les circonstances l'exigent, l'autre continuera &#224; exercer l'autorit&#233; parentale avec le tiers (le jugement de d&#233;l&#233;gation peut pr&#233;voir cependant que le parent d&#233;l&#233;gant partagera, pour les besoins d'&#233;ducation de l'enfant tout ou partie de l'exercice de l'autorit&#233; parentale avec le tiers d&#233;l&#233;gataire, &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-377&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 377&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-377-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;377-1, C. civ.&lt;/a&gt; Notamment utilis&#233;e dans les familles dites recompos&#233;es ou par les couples homosexuels. A d&#233;faut, le tiers ne dispose juridiquement d'aucun pouvoir &#224; l'&#233;gard de l'enfant). Lorsque la d&#233;l&#233;gation est demand&#233;e par les 2 parents ou s'ils font preuve d'un d&#233;sint&#233;r&#234;t manifeste ou sont dans l'impossibilit&#233; d'exercer leur autorit&#233; parentale, le particulier ou l'&#233;tablissement ayant recueilli l'enfant peut solliciter du JAF une d&#233;l&#233;gation totale ou partielle (pouvant toujours faire l'objet d'un partage pour les besoins d'&#233;ducation de l'enfant).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, dans les hypoth&#232;ses de s&#233;paration des parents, lorsque l'int&#233;r&#234;t de l'enfant le commande, le juge peut ne confier l'exercice de l'autorit&#233; parentale qu'&#224; l'un d'entre eux. Un droit de visite et d'h&#233;bergement est en principe conf&#233;r&#233; &#224; l'autre (puisqu'il reste attributaire de l'autorit&#233; parentale m&#234;me s'il n'en a plus l'exercice). Ce droit ne pourrait lui &#234;tre refus&#233; qu'en cas de motifs graves, sachant que le juge peut organiser le droit de visite dans un espace de rencontre neutre d&#233;sign&#233; &#224; cet effet si la continuit&#233; et l'effectivit&#233; des liens de l'enfant avec ce parent l'exigent (&lt;a href=&quot;http://www.medileg.fr/Code-Civil-article-373-2-1&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;art. 373-2-1, C. civ.&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, il est toujours possible, dans l'int&#233;r&#234;t de l'enfant, de saisir le juge aux affaires familiales pour lui demander une modification des conditions d'exercice de l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#201;F&#201;RENCES D'ARTICLES&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur l'&#233;volution du droit de la famille&lt;/i&gt;, v. &#171; 1804 2004 Le Code civil &#187;, &#233;d. Dalloz, 2004 et notamment, p. 341 et s., P. CATALA, &#171; La m&#233;tamorphose du droit de la famille &#187;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur la notion de coparentalit&#233;&lt;/i&gt;, v. Dossier Actualit&#233;s Juridiques Famille 2009.148.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur les familles recompos&#233;es&lt;/i&gt;, v. Dossier AJ Famille 2007.288 &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur l'homoparentalit&#233;&lt;/i&gt;, v. Dossier AJ Familles 2006.382. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le statut du beau-parent&lt;/i&gt;, v. A. MIRKOVIC, Dr. Fam.2009.Et.28.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.medileg.fr/local/cache-vignettes/L13xH13_puce-7162f.gif' alt='-' width='13' height='13' style='height:13px;width:13px;' class='' /&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur l'autorit&#233; parentale et les tiers&lt;/i&gt;, v. S. MORACCHINI-ZEIDENBERG, Dr. Fam. 2010.Et.7.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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